weblog s427

L'homme est un animal enfermé à l'extérieur de sa cage.
Paul Valéry

dimanche 18 novembre 2007

Gondry's Rubik's Cube

Vidéos à regarder dans cet ordre :

dimanche 11 novembre 2007

Prosélytisme

Pourquoi le Pastafarisme est mieux que le Christianisme :

Touched By His Noodly Appendage
  • Le Monstre de Spaghettis Volant a créé l'univers en quatre jours (ensuite il s'est reposé pendant trois jours). C'est presque deux fois plus rapide que Dieu.
  • Le paradis des Pastafariens est doté d'un volcan à bière et d'une fabrique de strip-teaseuses. Tandis que le paradis des Chrétiens, non.
  • Le Christianisme est basé sur dix commandements stricts. Le Pastafarisme est basé sur huit "je préférerais vraiment que tu évites" ("I'd Really Rather You Didn'ts") beaucoup moins contraignants.
  • Le Pastafarisme considère tous les vendredis comme des jours de vacances religieuses durant lesquels il est de mise de manger des pâtes. (C'est super bon les pâtes.)
  • Le Christianisme repose sur la théorie du Dessein Intelligent pour justifier son dogme; le Pastafarisme, quant à lui, repose sur la théorie du Dessein Non-Intelligent, qui est quand même beaucoup plus crédible quand on voit le monde dans lequel on vit.

Pour ma part et malgré ces arguments très séduisants, je reste fidèle au camp des spagnostiques.

samedi 21 avril 2007

Avertissement biblique

J'adore.

Cette image frappe d'autant plus juste que les avertissements de ce genre (par exemple avant les films américains) sont généralement dictés par une mentalité puritaine dont l'hypocrisie n'est plus à démontrer...

Pour les non-anglophones, une traduction française (offerte par la maison) :

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samedi 24 mars 2007

Junk-news

Il y a deux semaines, Psykotik montait au créneau contre les quotidiens gratuits qui déferlent en Suisse Romande depuis un peu plus d'une année. Son article m'a inspiré la réflexion suivante.

A peu près tout le monde admet facilement que ces journaux n'apportent pas au lecteur une information de très grande qualité. C'est un euphémisme de dire ça : sensationnalistes, racoleurs et souvent vulgaires, ils livrent l'information sans aucun recul, via des articles dont le titre occupe autant de place que le contenu. Avec Le Matin Bleu ou 20 Minutes, le mot "gratuit" devient réellement synonyme de "sans valeur".

Pour autant, cela n'empêche pas ces journaux d'être lus. Qu'on les lise pour passer le temps dans le bus, pour se distraire, pour s'informer (sic !), pour trouver des sujets de discussion à la pause café, ou même pour mieux les critiquer : on les lit... puis on les jette. C'est devenu machinal. L'idée sous-jacente à ce genre de pratique, c'est que ces journaux n'apportent pas grand chose, ils représentent quelques minutes de temps perdu et puis c'est tout. Autrement dit, "ça ne compte pas".

Je ne suis pas d'accord avec cette idée. Ces journaux comptent. Ils ne sont pas neutres. S'il existe des tas de lectures qu'on peut qualifier d'enrichissantes, alors ces quotidiens gratuits constituent des lectures appauvrissantes. Ce que je viens de dire peut passer pour un trait d'esprit amusant, mais je le pense réellement.

Une lecture appauvrissante, tout simplement parce que leur immense succès transforme progressivement ces quotidiens en nouveaux standards. Une lecture appauvrissante, tout simplement parce qu'on s'y habitue. On s'habitue au choix des sujets, qu'ils soient people, superficiels, consuméristes, racoleurs, vulgaires ou sordides. On s'habitue à l'absence d'analyse ou de recul. Petit à petit, imperceptiblement, nos attentes diminuent. Nos exigences s'abaissent. Notre esprit critique s'érode [1]. Pire : de plus en plus d'enfants grandissent et sont (partiellement) éduqués sur la base de ces standards de médiocrité.

On peut supposer que si des journaux plus intelligents trouvaient un moyen de devenir gratuits également, tout en préservant leur intégrité et leur indépendance (imaginons, hein), ils rencontreraient un succès comparable. Je n'en suis hélas pas aussi sûr. Car l'absence de recul, de prise de position ou d'analyse, qui caractérise l'information donnée par Le Matin Bleu ou 20 Minutes, contribue sournoisement au succès de ces titres.

Je dis sournoisement, parce que le processus joue sur la flatterie : parachuté face à de l'information soi-disant brute[2], le lecteur est implicitement considéré et traité comme un spécialiste ès tous sujets. Sans s'en rendre compte, il prend la place du commentateur ou du critique. Le voilà donc invité à donner son avis ô combien éclairé sur les problèmes du Proche Orient en se basant sur une news de cinq lignes. Un peu comme au McDo, lorsque le client est invité à composer lui-même son menu et se voit implicitement traité comme un grand cuisinier ![3]

Après la junk-food, dites bonjour à la junk-news.

Notes

[1] : Certains me diront que ce genre de quotidien, dans la mesure où il est une véritable insulte à l'intelligence, ne peut pas laisser indifférent et constitue justement un défi qui force notre esprit critique à s'exercer et à réagir. Cette position me semble défendable, mais uniquement pour une petite partie de la population, et uniquement sur le court ou moyen terme. A long terme, on se fatigue, on se lasse. A long terme, on s'habitue et on finit par accepter.

[2] : En réalité, prémâchée industriellement par des agences de presse, puis triée et sélectionnée par la rédaction des journaux, en fonction de son potentiel de racolage.

[3] : Après tout, on serait bien en peine de trouver un véritable cuisinier derrière les fourneaux du McDo, ce qui rend d'autant plus plausible son remplacement par le premier client venu. De même, dans les bureaux de rédaction des quotidiens gratuits... ? ;-)

dimanche 30 avril 2006

Digital ne veut pas dire digital !

De nos jours, le mot "digital" est utilisé à toutes les sauces, et dans le 99.99% des cas, il est mal utilisé. Moi ça me fait mal aux yeux, donc logiquement : petit coup de gueule sémantique sur mon blog. ;-)

Evidemment, c'est un mot qui est très lié au domaine de l'informatique. Mais même avant le boom des ordinateurs, il existait déjà dans la langue courante : la "montre digitale" des années '80, par exemple. Ou l'"écran digital" des calculettes de poche. Ces emplois étaient plutôt marginaux et réservés à des gadgets, donc ça passait relativement inaperçu. Et comme ils s'appliquaient à des appareils relativement nouveaux, on ne s'étonnait pas trop d'utiliser ce mot un peu bizarre, un peu nouveau lui aussi : digital. Mais depuis la fin des années '90, les choses ont changé, et on trouve ce mot partout : technologie digitale, musique digitalisée, digitalement remastérisé, effets spéciaux digitaux, j'en passe et des meilleures.

Pour comprendre l'erreur que représente ces emplois du mot, il faut se pencher sur son origine. Celle-ci est double. Car il y a le mot français "digital", et il y a le mot anglais "digital". Bien que les deux s'écrivent exactement de la même manière, ils n'ont pas du tout la même signification.

  • En anglais, "digital" est l'adjectif dérivé du nom "digit", qui veut dire "nombre". "Digital", en anglais, veut donc dire "numérique".
  • En français, "digital" vient du latin "digitus", qui veut dire "doigt". Oui, le doigt de la main. On retrouve cette racine étymologique dans "prestidigitateur", par exemple, qui veut dire en gros "une personne aux doigts rapides". Bref. "Digital", en français, veut donc dire "relatif aux doigts".

Les deux mots, digital anglais et digital français, sont donc des faux-amis. Ils se ressemblent mais ne veulent pas dire la même chose. Traduire l'un par l'autre, comme on le constate très fréquemment dans la presse écrite et le langage courant, revient tout simplement à afficher sa méconnaissance de la langue anglaise et/ou de la langue française.

Quand on y réfléchit, "empreinte digitale" est quasiment la seule expression française qui utilise le mot "digital" de façon correcte. L'empreinte des doigts, oui, c'est parfaitement logique. Par contre, l'immense majorité des autres expressions sont des simples mauvaises traductions d'expressions anglaises --qui, elles, sont parfaitement correctes !

La digitale pourpre
La digitale pourpre
© Wikipedia
Si la botanique s'en mêle,
on va pas s'en sortir...

  • Technologie digitale : ça veut dire quoi ? Technologie relative aux doigts ? Absurde ! Ce dont on parle c'est de technologie numérique. Autrement dit, une technologie basée sur les nombres : l'informatique.
  • Montre digitale : une montre avec des doigts ? Pour les doigts ? A cause des petits boutons sur le côté qu'il faut presser avec les doigts ? Allons allons : c'est une montre numérique. Je sais, ça fait un peu bizarre d'entendre ça, on est tellement habitués à la "montre digitale", mais pourtant c'est bien une montre numérique : une montre qui utilise des nombres pour afficher l'heure, par opposition aux montres traditionnelles qui utilisent des aiguilles.
  • Ecran digital : alors là il y a deux options. Soit c'est l'écran numérique des calculettes, écran qui affiche des nombres (ben oui). Soit c'est l'écran qui réagit à la pression des doigts : d'accord, mais dans ce cas, on dit écran tactile !
  • Digitaliser : un néologisme d'autant plus horrible qu'il est, comme on vient de le voir, absurde. Ce verbe fait allusion à la "transformation" de données brutes (analogiques) en données numériques (par exemple, passage d'une cassette audio à un CD audio). Schématiquement, les données analogiques se voient "découpées en tranches", chaque tranche correspondant à une valeur numérique unique. On parle donc de numériser (de la musique, par exemple).
  • Musique digitale, support d'enregistrement digital, effets spéciaux digitaux, etc etc etc : je ne vais pas non plus faire une liste exhaustive, le principe est toujours le même. Toutes ces expressions sont liées à l'informatique, autrement dit à la technologie numérique, basée sur des manipulation de nombres, par opposition aux technologies dites analogiques. Par exemple le CD est un support numérique (la musique y est stockée sous forme de valeurs numériques), tandis que la vieille cassette à bande magnétique est un support analogique (la musique y est stockée sous forme d'ondes magnétiques brutes). Les effets spéciaux soi-disant digitaux sont simplement réalisé par ordinateur, soit grâce à une technologie numérique. Et non pas "avec les doigts" !

Pour peu qu'on connaisse un peu la langue anglaise et la langue française, ces traductions en copier-coller sont fréquemment source d'agacement : on traduit "to assume" par "assumer" (au lieu de "supposer"), "eventually" par "éventuellement" (au lieu de "par la suite, finalement") ou encore "actually" par "actuellement" (au lieu de "en fait")... est-ce de la paresse, un manque de rigueur, de l'ignorance ?

J'en sais rien, là je m'occupe de digital. Le reste, on verra plus tard. ;-)

lundi 16 janvier 2006

Documentaire animalier

Malgré la progression constante des valeurs de la civilisation moderne partout dans le monde, il demeure évident que les instincts les plus sauvages et les plus violents restent et resteront toujours présents au coeur de chaque être vivant. Même dans le cadre le plus policé qu'on puisse imaginer, même dans un décor parfaitement anodin, totalement inoffensif en apparence, la violence la plus crue peut éclater avec une brutalité inimaginable en une fraction de seconde. La loi de la nature ne peut être niée, et elle est sans pitié pour les faibles. Ce document édifiant vient nous le prouver une fois de plus.

Dans un registre un peu plus gai, notre document suivant mettra à l'épreuve votre capacité à réprimer votre rire. "Combien de temps tenez-vous sans rire ?" nous interroge le présentateur. Sérieux, c'est plus difficile qu'il n'y paraît. Enfin moi j'y arrive pas.

samedi 1 octobre 2005

Je suis très fort

Aujourd'hui j'ai décidé de déplacer mon écran 19 pouces. Il faut préciser tout d'abord qu'avoir un écran 19', c'est à la fois bien et pas bien. C'est bien parce que ça représente un confort visuel indiscutable. C'est pas bien parce que ça prend une tonne de place. Je parle évidemment d'un écran traditionnel, c'est à dire, en termes techniques, un écran pas plat. Pas plat du tout, même. J'ai mesuré le mien, il fait 45 centimètres de profondeur.

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vendredi 17 juin 2005

Guerres fumeuses...

Article écrit en réaction au billet de Yann, Fumeur pénitent ou vivre tue.

Et maintenant, l'avis d'un non-fumeur, qui --Ô surprise ! Ô stupeur et tout le tremblement-- n'est pas trop d'accord... Eh quoi ! Vous n'alliez tout de même pas penser que je vous laisserais mariner béatement dans votre consensus auto-congratulationnel ? Que nenni, mais alors mille fois nenni !

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dimanche 20 mars 2005

Qu'est-ce qu'un Agnostique ?

Au détour d'un site web, j'ai trouvé et lu ce texte de Bertrand Russell : What is an Agnostic?. Je n'ai aucune indication contextuelle (comme sa date de parution, par exemple), mais il semble que Russell s'emploie à défendre sa position face à différents interlocuteurs (réels, je suppose, mais encore une fois, je n'ai aucune indication, seulement le texte lui-même). Comme j'ai trouvé ses propos intéressants et que je m'y reconnais assez largement, j'ai décidé de le traduire spontanément et de le mettre sur mon blog.

Le texte original anglais peut être lu à l'adresse suivante : http://humanum.arts.cuhk.edu.hk/humftp/E-text/Russell/agnostic.htm. D'autres textes du même philosophe se trouvent sur le même site, soit http://www.arts.cuhk.edu.hk/humftp/E-text/Russell/russell.htm. Mais je ne les ai que survolé.

Ma traduction a été faite "à la volée". Elle est peut-être parfois maladroite, mais j'ai essayé de coller au plus près au texte original, et je ne pense pas avoir commis de contresens important.

Après coup, j'ai pensé à me renseigner un peu plus sur ce philosophe; voici un extrait de l'article qui lui est consacré par l'encyclopédie Encarta :

Russell, Bertrand (1872-1970), philosophe et logicien britannique, lauréat du prix Nobel de littérature, dont les recherches en logique ont influencé le cours de la philosophie du XXe siècle.

Né à Trelleck, Bertrand Russell fréquenta le Trinity College, à l’université de Cambridge. En 1894, au terme de ses études, il voyagea en France, en Allemagne et aux États-Unis, avant de devenir enseignant au Trinity College. Dès son jeune âge, il développa un sens profond de la conscience sociale, en même temps qu’un vif intérêt pour les questions logiques et mathématiques.

Russell condamna les deux camps de la Première Guerre mondiale, intransigeance qui lui valut une amende, une incarcération et une suspension d’enseignement à Cambridge. Après la guerre, il se rendit en URSS ; son livre la Théorie et la Pratique du bolchevisme (1920) exprime sa déception vis-à-vis du socialisme tel qu’il était mis en pratique, jugeant intolérables les méthodes employées pour réaliser un système communiste.

Il enseigna en Chine, à l’université de Pékin, en 1921 et 1922. De 1928 à 1932, à son retour au Royaume-Uni, il dirigea la Beacon Hill School, établissement privé expérimental pour jeunes enfants. De 1938 à 1944, il donna des cours dans différentes institutions scolaires aux États-Unis. Toutefois, il fut interdit d’enseignement au New York City College par la Cour suprême de l’État de New York parce qu’il avait attaqué la religion dans Ce que je crois (1925), défendu la liberté sexuelle, dans les Mœurs et les Principes moraux (1929), et fait preuve, d’une manière générale, d’anticonformisme, notamment dans Éducation et Ordre social (1932).

Rentré au Royaume-Uni en 1944, il fut rétabli dans ses fonctions au Trinity College. S’il renonça au pacifisme pour soutenir la cause des Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale, il participa activement au mouvement d’opposition à l’armement nucléaire. En 1949, il fut décoré de l’ordre du Mérite par George VI.

Bertrand Russell se vit décerner le prix Nobel de littérature en 1950 en tant que « porte-parole de la pensée libre, de la raison et de l’humanité ». À la fin des années 1950, il devint le chef de file d’un mouvement en faveur du désarmement nucléaire unilatéral du Royaume-Uni et fut incarcéré, à l’âge de 89 ans, à la suite d’une manifestation antinucléaire. Il continua cependant d’observer l’Impact de la science sur la société (1952) et, fidèle à son engagement, publia une étude des Crimes de guerre au Viêt-Nam (1967).

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Incarcéré à 89 ans, à la suite d'une manifestation antinucléaire... Ca force le respect, quand même !! Ce bonhomme m'est décidément très sympathique.

Sur ce, je vous souhaite bonne lecture !

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jeudi 20 janvier 2005

La guerre des idées

Une idée est-elle vivante ?

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Différents critères

Il est facile de ne pas se comprendre soi-même avec du recul... Alors vous pensez bien, comprendre les autres...

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Dieu...

... comment tu fais pour exister ?

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lundi 1 novembre 2004

Sommes-nous vraiment juste des imbéciles ?

Article écrit en réaction au billet de Psykotik "Nous sommes tous des imbéciles".

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mercredi 28 juillet 2004

Sommes-nous vraiment irresponsables ?

Article écrit en réaction au billet de VinX "Les crèpes, les voitures et l'humanité "

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